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Risques liés à l'anesthésie chez les carnivores domestiques

Dernière mise à jour : 31 oct. 2021

Les risques lors d’ anesthésie des petits animaux

Tout acte médical, même conduit avec compétence et dans le respect des données acquises de la science, co

mporte un risque

Ce document est destiné à vous renseigner sur l’anesthésie, ses avantages et ses risques. Nous vous demandons de le lire attentivement, afin de pouvoir donner votre consentement à la procédure anesthésique qui vous sera proposée. Vous pourrez également poser au vétérinaire vous recevant en consultation des questions sur cette procédure.


Pourquoi votre animal doit-il être anesthésié ?

Outre les interventions chirurgicales, de nombreuses procédures en médecine vétérinaire nécessitent une tranquillisation ou une anesthésie générale chez l’animal, afin de contrôler la douleur ou afin de permettre une contention nécessaire à la réalisation de certaines procédures dans les meilleures conditions possibles.


La consultation pré-anesthésique :

Toute anesthésie ou tranquillisation nécessite une consultation préalable. Au cours de cette visite, vous êtes invité à poser les questions que vous jugerez utiles à votre information.


Les examens complémentaires pré-anesthésiques :

Pour la sécurité de votre animal, un certain nombre d’examens complémentaires peuvent être prescrits. Ces examens complémentaires n’ont pas de caractère obligatoire mais sont réalisés afin d’évaluer les éventuels risques anesthésiques, de faciliter la détection de certaines maladies et d’adapter au mieux le protocole anesthésique à l’état de santé de votre animal.


Quels sont les dangers de l’anesthésie ?


Ce risque est relié à l’état de santé de votre animal ainsi qu’à la procédure médicale ou chirurgicale pour laquelle il est anesthésié.

Lors d’anesthésie générale et/ou de tranquillisation comme lors d’anesthésie loco-régionale, des complications imprévisibles mettant en jeu la vie de l’animal comme un arrêt cardiaque, une allergie grave qui peuvent survenir dans des cas extrêmement rares et ce sans qu’aucune faute ne puisse être imputée à la clinique.

Les autres complications rapportées sont : les régurgitations, les pneumonies par aspiration, les ulcères cornéens et la perte de vision chez les chats. L’incidence des pneumonies par aspiration est de l’ordre de 0.1 à 4.5% selon les études. Le type de procédures, la présence de déficits neurologiques, la durée d’anesthésie et la présence de régurgitation ou de vomissement ont été cités comme des facteurs de risque. La fréquence des régurgitations pendant l’anesthésie est de l’ordre de 0.4 à 5%. Celle des reflux gastro-oesophagiens est de l’ordre de 16.3 à 55%. Les animaux anesthésiés peuvent aussi souffrir d’ulcères cornéens, car les paupières ne peuvent faire leur rôle de protection physique et d’étalement du film de larme. La fréquence rapportée des ulcères cornéens est de 1.9%. Les facteurs de risques sont la durée de l’anesthésie, la conformation du crâne (petit crâne plus à risque), les chirurgies neurologiques.

L’hypothermie et la douleur peuvent être difficiles à gérer chez les petits animaux (Nac).


Quel est la fréquence des accidents anesthésiques :

Le Risque de mortalité de l’ordre de 0.05-0.1% pour les animaux en bonne santé ( soit 1 tous les 1000 à 2000 anesthésies). Il augmente fortement à 25% si l'animal est gravement malade.


Le statut ASA

Le statut ASA (pour American Society of Anesthesiology) représente l’état de santé du patient, sur une échelle de 1 à 5. C’est un outil pour réfléchir au cas et à l’impact que l’état de santé pourrait avoir sur l’anesthésie. La complexité de la chirurgie n’intervient pas dans le risque ASA, mais il faut quand même connaître les risques reliés à la chirurgie, notamment en terme de perte de sang et de durée.


ASA 1: Patient normal sans maladie, Patient en bonne santé pour castration :

risque 1,2 pour 1000.

ASA2: Patient avec maladie systémique légère ou localisée qui ne limite pas la fonction normale : (Tumeur de la peau, fracture, hernie non compliquée, infection localisée)

risque : 1,2 pour 1000

ASA 3: Patient avec une maladie sévère qui limite la fonction normale: Fièvre, déshydratation, anémie, cachexie, hypovolémie modérée:

risque: 2,9 pour 100

ASA 4: Patient avec une maladie systémique sévère qui menace sa vie à tout moment (Urémie, toxémie, déshydratation sévère et hypovolémie, maladie cardiaque décompensée).

risque : 7,6 pour 100

ASA 5 : Patient moribond qui ne survivra pas 24h sans chirurgie (Choc, insuffisance multi-systémique, sepsis, trauma sévère)

risque : 17 pour 100

ASA 6 : Patient en urgence sans bilan permettant de classifier le statut ASA (Torsion-dilatation gastrique, détresse respiratoire)


Les Facteurs de risque :

o Une augmentation du risque anesthésique a été rapportée pour les chiens et chats de petite taille et chez les Nac (lapins, cochons d’inde, etc…)

o L’obésité a aussi été rapportée comme un facteur de risque chez les chats.

o Les animaux brachycéphaliques et les terriers

o Les animaux mutés mdr1 (colley, berger australien, shetland, berger blanc suisse, bobtail, border collie, bergers (allemands))

o Les animaux présentant des pathologies indécelables cliniquement (certaines pathologies cardiaques, rénales, hépatiques, neurologiques notamment).


Périodes à risque

L’induction et le réveil sont les périodes classiquement considérées à risque pour le patient. Cependant, la majorité des mortalités surviennent pendant la période postopératoire (50-60% dans les 48 heures postopératoires, la majorité dans les 3 heures postopératoires), et le maintien (30-40%).


1. Risk of anaesthetic mortality in dogs and cats: an observational cohort study of 3546 cases. Vet AnaesthJan;39(1):59-68. doi: 10.1111/j.1467-2995.2011.00686.x. Bille C1, Auvigne V, Libermann S, Bomassi E, Durieux P, Rattez E. mais de 25% pour les animaux très mta2

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